Face à la nécessité pour les entreprises de concilier durabilité environnementale, compétitivité et ouverture internationale, hub.brussels a réalisé une analyse fouillée intitulée « Le commerce extérieur bruxellois dans un monde neutre en carbone ».
Basé sur des recherches approfondies et sur des entretiens menés auprès de plus de trente entreprises et institutions bruxelloises, ce rapport dévoile comment les entreprises de la région s’y prennent pour s’adapter aux nouvelles exigences du commerce tout en renforçant leur position sur les marchés étrangers.
Il met en lumière non seulement les obstacles auxquels les PME sont confrontées, mais aussi les opportunités stratégiques qui s’offrent à elles.
En 2018, près de 30% des émissions mondiales de CO₂ étaient à imputer au commerce international (dont 33% directement au transport de ces biens dans le monde entier). Aujourd’hui, divers changements réglementaires incitent les entreprises à accroître la transparence et la durabilité de leurs activités.
Pour de nombreuses PME bruxelloises, cette évolution représente un défi, car elles sont amenées à devoir s’adapter à un cadre en constante évolution, souvent avec des ressources limitées pour en mesurer l’impact. Par ailleurs, 76% des clients étrangers principaux des entreprises bruxelloises se trouvent au sein de l’Union européenne.
Transformation durable : moteur de compétitivité et de croissance
Le rapport le confirme : la transition vers un commerce extérieur à faible impact carbone n’est pas seulement une question technique ou logistique. C’est un défi multidimensionnel, qui touche autant à la logistique qu’à la régulation, la stratégie d’entreprise, l’innovation, la technologie, le développement des connaissances ou encore le financement. Avec leurs freins, mais aussi leurs leviers d’action :
- Le développement et le renforcement des infrastructures logistiques durables peut ainsi faciliter l’accès aux flux d’exportation pour les structures plus petites.
- De nouveaux outils numériques, tels que des systèmes performants de suivi des émissions de CO₂, réduisent la charge administrative tout en améliorant la fiabilité des données pour l’internationalisation.
- Un meilleur partage des connaissances – via des guides sectoriels, des audits ou une plateforme centralisée d’information – est essentiel pour réduire l’écart entre les entreprises pionnières et celles qui en sont encore au début de leur transition.
- Le soutien – financier ou non – des autorités publiques est également indispensable pour aider les entreprises à s’internationaliser tout en s’engageant sur le chemin de la transition.
Car oui : les entreprises qui investissent dans des procédés, une logistique ou des produits à impact carbone neutre sont mieux équipées pour faire face aux aléas de la chaîne d’approvisionnement, aux nouvelles réglementations et à l’évolution des attentes des clients. En renforçant leur position sur des marchés où les standards sont de plus en plus élevés, elles deviennent plus attractives pour les partenaires internationaux.