Commerce extérieur bruxellois : Bilan 2024 – Volet I (Biens)

Dans un contexte mondial instable, le commerce extérieur bruxellois reste dynamique, même si certaines évolutions  ont marqué l’année 2024.

Recul des exportations à l’échelle du pays

 En 2024, la Région bruxelloise a exporté pour 8,9 milliards d’euros de marchandises – soit une baisse de 25 % par rapport à l’année précédente.  

Au niveau belge, le recul des exportations (-4,9%), est plus limité qu’à l’échelle bruxelloise. Il s’explique par une conjonction de facteurs tels que le contexte géopolitique tendu, la baisse des prix de l’énergie, le recul des ventes de vaccins, la contraction du commerce du diamant et la diminution des exportations de véhicules. Néanmoins, avec des importations belges en baisse de 8,8%, la balance commerciale est à nouveau positive au niveau national.  

Matériel de transport et produits chimiques en baisse à Bruxelles

Si les exportations de biens sont en baisse dans chaque région du pays, cette diminution est plus marquée à Bruxelles, où deux catégories de biens en particulier ont impacté le résultat : 

  • Le matériel de transport, suite à l’arrêt progressif en 2024 de la production d’Audi Brussels.  
  • Les produits chimiques ou connexes, et en particulier les produits chimiques organiques.  

Des marchés de proximité toujours solides

Comme les années précédentes, les entreprises bruxelloises trouvent majoritairement leurs débouchés dans les pays voisins: 88% des exportations bruxelloises sont destinées à l’Europe. Une hausse significative par rapport à 2023, probablement liée au climat géopolitique incertain. 

À l’intérieur du continent, on note des baisses vers l’Allemagne (-41 %) et la France (-13,7 %), même si les deux pays restent toujours dans le top 3 avec les Pays-Bas. On remarque en revanche aussi des hausses spectaculaires vers certains pays comme la Tchéquie (+171,3 %), la Pologne (+53,5 %) et le Royaume-Uni (+22,9 %), qui passe à la 5e place (juste devant les États-Unis) et séduit de plus en plus d’exportateurs bruxellois. 

Première destination hors Europe, les États-Unis reculent du 4e au 6e rang avec 417 millions d’euros de biens exportés. Ils sont suivis par le Japon (100 millions d’euros) et le Brésil (67 millions d’euros).  

Une exportation en mutation 

La diversité croissante des catégories de biens exportés crée de nouvelles opportunités pour les entreprises bruxelloises. Depuis la fermeture d’Audi Brussels, le secteur du matériel de transport recule fortement (-58,4 %) et cède la première place aux produits chimiques et connexes, eux-mêmes en recul mais plus modéré (-11,6 %). 

En revanche, plusieurs segments connaissent une belle progression : machines et appareils & matériel électrique (…) (+13,8 %), plastiques et caoutchoucs (+27,1 %), textile (+37,8 %) et produits alimentaires (+8,2 %).  Trois grandes catégories représentent près de 70 % de l’ensemble des importations bruxelloises : les machines et appareils & matériel électrique (…) (23,8 %), les produits chimiques (23,5 %) et le matériel de transport (20,2 %).

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