Cette étude d’impact, menée main dans la main avec le Dr. Marlen Komorowski du Centre de recherche SMIT- Studies on Media, Innovation and Technology de la VUB, brosse un tableau du secteur bruxellois des ICC juste avant les nombreuses perturbations causées par la COVID-19.
Parmi les sous-secteurs analysés, nous retrouvons:
- l’audiovisuel
- le software et le jeu vidéo
- la musique, les arts du spectacle et arts visuels
- les livres et la presse
- la publicité et le marketing
- le design et la mode
- la culture, l’art et le patrimoine
- l’organisation d’événements
- l’architecture
- la photographie
Premier constat évident tiré par le Dr. Marlen Komorowski : ces secteurs et sous-secteurs ont connu, jusqu’au début de la crise au moins, une croissance constante et supérieure à la moyenne, avec une moyenne annuelle de 2,4% de 2017 à 2018, contre 1,2% pour l’économie bruxelloise dans son ensemble.
Les secteurs culturel et créatif apportent par conséquent une contribution essentielle à l’économie bruxelloise, avec 3,2133 milliards EUR de valeur ajoutée nette en 2018, soit 3,8% de l’économie bruxelloise.
L’étude comme base de recommandations pour le soutien au secteur
Cette analyse fournit une base de référence permettant d’évaluer dans le détail l’impact de la crise COVID-19 et de déterminer dans quelle mesure les mécanismes politiques peuvent soutenir le secteur dans le cadre de la reprise.
Pour autant qu’une stratégie efficace de soutien aux ICC bruxelloises soit développée dans les prochaines années, tant au niveau régional que communal et fédéral, on peut attendre des retombées positives telles que la création d’emplois, la garantie de la diversité culturelle et de l’inclusion ou encore le renforcement de l’image internationale de Bruxelles en tant que capitale créative.
Pour Barbara Trachte, secrétaire d’Etat à la Transition économique :
« Il est réjouissant de constater que les recommandations de cette étude sont globalement déjà intégrées dans la stratégie régionale bruxelloise consacrée aux ICC. C’est notamment le cas en termes de financement via l’appel à projet Crea.brussels ou via Finance&invest.brussels qui mise sur les ICC dans ses priorités stratégiques. C’est également le cas grâce à la nouvelle plateforme des industries culturelles et créatives, lieu de concertation et d’information qui vise entre autres à augmenter la visibilité du secteur. Accompagnement et formation sont également au cœur du projet de cette stratégie qui vise à accentuer encore l’importance économique de ce secteur essentiel pour l’attractivité de Bruxelles. »
Isabelle Grippa, Directrice générale de hub.brussels, renchérit :
« Nous nous réjouissons que cette étude confirme notre intuition que l’entrepreneuriat culturel et créatif doit être enfin considéré comme un secteur économique essentiel, à accompagner prioritairement. »