Le secteur alimentaire à Bruxelles : premières tendances post-COVID

Si les services sont la locomotive économique principale de Bruxelles,  le secteur alimentaire y occupe une place grandissante.  Une analyse des données au niveau national et régional nous éclaire sur la situation du secteur en 2023.

Découvrez les chiffres clés et les tendances qui façonnent aujourd’hui le secteur de l’alimentation et des boissons en Région de Bruxelles-Capitale.

Le secteur alimentaire est un poids lourd en Belgique

Au niveau belge, le secteur agro-alimentaire est qualifié de poids lourd du secteur de l’industrie pour différentes raisons :

  • Le secteur  représente 14,7% de la valeur ajoutée des industries manufacturières, après les produits pharmaceutiques et chimiques en 2021.
  • Son chiffre d’affaires a atteint 75,6 milliards d’euros en 2022, ce qui en fait la première industrie manufacturière.
  • Il en va de même pour l’emploi : en 2021, le secteur offrait  un espace de travail à 98 000 personnes.

Des créations en hausse : une tendance à confirmer

Au niveau de la région bruxelloise, les chiffres sont un peu plus modestes, mais certainement pas à sous-estimer.L’ensemble de l’industrie (tabac compris) y représente près de 20 % de la valeur ajoutée de l’industrie de transformation en 2020, soit 421 millions d’euros. En termes de chiffre d’affaires, celui-ci s’élevait à 1,7 milliard € en 2022 pour la seule industrie alimentaire (et donc hors secteur  « industrie des boissons » ), ce qui correspond à 2,6% du chiffre d’affaires de l’industrie de transformation.

  • Le nombre d’entreprises ayant leur siège à Bruxelles a augmenté, s’élevant à 639 en 2021. Cela représente une augmentation de 7% depuis 2017. Cette augmentation s’est surtout produite en 2021 avec une progression de 6,7%.
  • Le nombre d’employés a légèrement augmenté en 2021, pour atteindre un total de 4.493. Contrairement à la Flandre (+9,2%) et la Wallonie (+8,5%) qui ont vu le nombre de travailleurs salariés progresser en 4 ans, Bruxelles a néanmoins enregistré une baisse de 5,1% du nombre de travailleurs entre 2017 et 2021.
  • Le nombre de créations d’entreprises montre une tendance à la hausse (à l’exception de 2020), tandis que le nombre de fermetures annuelles est très volatile mais ne montre pas de tendance claire à la hausse.

95% des exportations de la Région vers l’Union européenne

L’Union européenne (UE) reste la principale destination de l’industrie alimentaire et des boissons bruxelloises. En 2021, les exportations totales de l’industrie agroalimentaire de la Région bruxelloise s’élevaient à 494,6 millions €, dont 95% vers les pays de l’UE et 5% en dehors de l’UE. La même année, les importations de la Région représentaient 1,1 milliard €, dont 97% en provenance de l’UE et 3% hors UE.

Le volume des exportations bruxelloises a diminué au cours des cinq dernières années (-35,9%). Cela s’explique principalement par une baisse des exportations, entre 2017 et 2021, dans ces différentes sous-catégories du secteur :

  • une diminution de 97,8 % pour les produits laitiers ;
  • une réduction de 30,9% pour le cacao et les préparations ;
  • et enfin une baisse de 17,8% pour les produits céréaliers, le lait et la pâtisserie.

A l’inverse, quelques catégories ont connu de fortes augmentations durant cette période :

  • les céréales, où une augmentation de 15.709 % a été observée;
  • les produits de meunerie, le malt, l’amidon, l’inuline et le gluten de blé ont connu une augmentation considérable de 398 %;
  • les boissons, les liquides alcoolisés et les vinaigres ont également connu une tendance à la hausse, avec une augmentation de près de 50 %.

Les pays voisins ont toujours joué un rôle important dans les exportations du secteur, comme le montrent les cinq premiers pays ci-dessous. Pour les importations, le top trois est composé des mêmes pays.

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