L’entrepreneuriat féminin à Bruxelles: des progrès visibles, mais des écarts persistants

À Bruxelles, l’emploi et l’entrepreneuriat féminins progressent, mais les femmes restent moins présentes que les hommes sur le marché du travail, dans le statut d’indépendant et au sein des conseils d’administration.

En 2018, 52,4% des Bruxelloises âgées de 15 à 64 ans occupaient un emploi. Ce taux, en hausse par rapport à 2014, demeure toutefois inférieur à celui des hommes ainsi qu’aux niveaux observés en Flandre et en Wallonie. Le baromètre montre donc une évolution encourageante, mais aussi la persistance de freins à la participation économique des femmes.

Une présence croissante dans l’entrepreneuriat

Bruxelles comptait 27 417 indépendantes de moins de 65 ans en 2018, soit une progression de 30% en dix ans. Elles représentent désormais 28,4% des indépendants de la Région et sont particulièrement présentes dans les professions libérales, intellectuelles et de services. Le profil des nouvelles entrepreneures évolue également : une majorité a moins de 35 ans et deux indépendantes à titre principal sur trois disposent d’un diplôme de l’enseignement supérieur. Cette progression traduit un intérêt croissant pour l’entrepreneuriat, même si les femmes restent encore nettement minoritaires.

Des inégalités encore marquées

Les écarts restent néanmoins importants. Les hommes sont encore 2,5 fois plus nombreux parmi les indépendants bruxellois et les revenus des femmes sont souvent plus faibles : 38,6% des indépendantes déclarent moins de 5 000 euros par an. Leur présence dans les lieux de décision demeure également limitée, puisqu’elles n’occupent que 23% des sièges dans les conseils d’administration des entreprises bruxelloises. La situation s’améliore progressivement, en particulier dans les sociétés cotées, mais le rythme reste lent et varie fortement selon les secteurs.

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